Isoler votre logement à Montpellier

Dans certaines demeures, et pour peu que les châssis des fenêtres ou les panneaux des portes aient travaillé et présentent du jeu, on constate que ce sont de véritables courant d’air qui passent par ces interstices. Au total, en tenant compte de toutes les ouvertures, le volume d’échange est très important. D’autant plus que dans les villes du Sud commme Montpellier, les vents sont relativement puissants.

Mais le calfeutrage des portes et des fenêtres est aussi un facteur élémentaire de confort puisque les vents-coulis sont très désagréables. En outre, cet air, souvent chargé d’humidité abîme les menuiseries et rend malsaine l’atmosphère de la maison. Il apporte aussi de la poussière qui salit la décoration intérieure en laissant des traînées noirâtres.

Les produits permettant de calfeutrer les ouvertures sont très divers, et doivent donc être sélectionnés en fonction de chaque cas particulier.

L’isolation des vitrages eux-mêmes (le verre étant un piètre isolant) impose des travaux nettement plus importants. Elle n’est pas indispensable dans les régions douces ou lorsque la surface vitrée est limitée. Sous climat froid, elle apporte une réelle amélioration en même temps qu’une certaine isolation phonique.

Là encore, les moyens sont divers. La pose de volets pleins (en bois ou en métal), est loin d’être inutile car on obtient ainsi une protection contre les vents froids (l’air compris entre la vitre et le volet, même s’il n’est pas immobile, joue un certain rôle).

Mais pour isoler de manière vraiment efficace, il faut placer un survitrage, ou des doubles vitrages. Il ne faut pas confondre ces deux types d’isolation, le survitrage consistant à placer une seconde vitre sur les châssis existants, alors que la pose de doubles vitrages consiste à remplacer les vitres par un châssis assemblé en usine.

La seconde solution est évidemment plus coûteuse et plus difficile à mettre en oeuvre – mais aussi plus efficace – que le survitrage.

Le calfeutrage des fenêtres

La pose de lourds doubles rideaux devant la fenêtre assure une isolation certaine, en coupant les vents-coulis et en contenant le froid du vitrage. Encore faut-il tirer systématiquement les doubles rideaux chaque soir (et ne pas les placer de manière qu’ils recouvrent en partie ou en totalité un
radiateur).

Avant de calfeutrer, examinez bien la fenêtre. Il y a parfois passage d’air froid entre le dormant et la maçonnerie. Si c’est le cas, vous devez refaire des joints au plâtre ou à l’enduit de rebouchage à l’intérieur, et au mortier à l’extérieur. Il est fréquent aussi, sur les vieilles fenêtres, que l’on constate la présence de fentes au niveau des assemblages de menuiserie.

Vous pouvez alors les renforcer à l’aide de chevilles. En tout cas, bouchez les fentes avec du mastic à bois (ou même du mastic silicone). La traverse basse du dormant de la fenêtre comporte une rigole percée d’un ou de deux trous pour permettre l’évacuation de l’eau. Vérifiez que ces trous ne sont pas bouchés (sans quoi l’humidité abîmerait la fenêtre et empêche- rait le collage de joints de calfeutrage).

La question du calfeutrage doit être envisagée de manière tout à fait spécifique dans les habitations anciennes où n’existe pas de système de ventilation indépendant. En effet, boucher les interstices (tous et de façon étanche), c’est aussi empêcher le renouvellement de l’air dans les pièces. Cet inconvénient a des conséquences graves s’il existe dans la pièce un appa- reil de chauffage ou un chauffe-eau non (ou mal raccordé) à une évacuation.

S’il y a une cheminée, elle n’aura plus de tirage. C’est pourquoi le calfeutrage des fenêtres doit être l’occasion de mettre en place une ventilation adaptée, constituée par des bouches à ouverture réglable (comportant des ventilateurs).